Let’s Go Disco première.

Samedi matin , de cinq à sept heure un à un mes membres s’éveillent. Les yeux déjà ouverts, une partie de moi déjà en mouvement, je m’active, je prend forme. Moi, je suis les Discobols de Nîmes, fraiche équipe d’Utlimate et en ce frais samedi 23 Janvier pour la première fois de 2010, je me concrétise pour ce tournoi indoor de Lyon.

Mes parties converges, réunion 10h30 pour un « capitaine meeting », et pour ce rendez vous de tête c’est tout mon corps qui se mobilise, en avant. Sept d’entre moi sont déjà là, unis dans la Discomobile, filant rejoindre mes parties les plus nordiques!!

Quelques hésitations mes comme à tâtons numériques le GPS fait de moi qu’une.

Une entité indivisible et inexistante sans l’ensemble de mes membres. Tête, bras, jambes, tripes, cœur. Je suis qu’une et neuf à la fois et pour cette fois je suis toute neuve.

Composition originale comprenant : Julie, Anne-laure, Renée, Pierril, Cyril, Sébastien, Philippe, Christophe et Ben. Voila ça c’est moi. Composition mixte d’aucun diront handicapée, mais que de beaux handicaps.

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Physiquement prête à entrer dans cette aventure de deux jours. Aujourd’hui, comme un échauffement, journée permettant d’établir les tableaux du lendemain décisif.

Mes premiers pas sont instinctifs, énergiques et parfois maladroits, je me débat. Et cette joie de naitre ne me fait pas démériter. Face à une très forte équipe des Moustix 1 je relève mon premier défi, mais je m’incline 8 à 10.

Cette fois-ci on est dans la compétition, unis on le restera jusqu’au retour. Une vraie équipe, un clan, les Discobols, fiers de leur nouveau maillot violet. Mais maintenant il est temps de grandir, la prochaine rencontre n’est pour dans pas très longtemps, deux heures.

Et déjà c’est le cœur qui parle.

On va rencontrer les Tourne-discs, club crée par Pierril dans une vie passée, mais ne soyons pas trop émotif il est temps de réfléchir, de se coordonner. Les jambes doivent travailler avec les bras, les bras avec la tête. Alors une tactique est mise en place.

D’abord les jambes, CUT.

Puis les bras, feinte, CUT.

Puis passe de main à main ou plutôt d’handler à handler et CUT.

Tactique dynamique, venue d’ailleurs et perturbante.

Mais durant ce second match, mon organisme se met à température que trop doucement et le frisbee tel un messager neuronal n’arrive pas à faire la connexion entre mes différents membres. Transmission rendue difficile par le milieu hostile crée par nos adversaire.

Seconde défaite 8 à 12.

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Mais la journée n’est pas finie, il me reste un dernier match, plus facile celui là contre une jeune équipe elle aussi, les Ziggles 2. Cette fois ci, la réussite est de mon coté. Je commence à m’apprivoiser et les premiers réflexes viennent. Je gagne ce match 9 à 5.

Première journée finie ou presque, l’heure est à la détente, certains participeront au « Hat » d’autres non. On se prête à d’autres équipes, mais bien content si le tirage au sort nous réunis, ou nous opposes. Car c’est dans ce mélange que l’on se rend mieux compte de ce lien couleur violet qui nous unis.

18H. STOP. Chaque partie de mon corps demande son repos. Direction l’hôtel, douche.

Puis l’on se retrouve autour d’un verre pour cette fois-ci se découvrir différemment, sans jogging ni bas de contention, sans sueur. Certains même se parfument, si si, mais pas tous je vous rassure.

Ambiance chaleureuse dans cette brasserie, puis plus électrique en boite, le goût de la fête est là c’est sûr mais il faut être raisonnable demain réveil 7h premier match 8h et oui c’est dur, si on avait su.

Voila, nous en sommes à mon second jour, l’âme déjà chaude, le corps suivant, plein d’énergie, reposé, il a profité de la nuit pour intégrer les leçons de la veille.

Premier match comme une récompense , la tactique passe. Je me trouve, le frisbee glisse de moi à moi , et je m’impose avec style 13 à 9 devant les Moustix 2. C’est ça que tu veux? et ben oui.

On le sait le prochain match est déjà un peu notre finale. Cette fois-ci les Moustix 1 nous attendent et ils vont tout donner. Nous aussi. Chaud très chaud on est à droite, à gauche, adroit : et 2 callahans de suite, on s’en rappellera . Mais malgré beaucoup d’efforts jetés dans la bataille, et un début de match très correct, je me fait dépasser puis battre 13 à 6, score sévère.

C’est presque un réflexe pour nous maintenant, entre les matchs , nous nous retrouvons à la table de marque, échangeant d’abord la tactique, les émotions, puis un peu de nous autour de trois fruits secs et de solution d’électrolytes. On est une équipe sur le terrain évidemment, mais aussi en dehors, cette sensation d’appartenance, cette chose en commun que l’on a, d’être un Discobol.

L’heure arrive de jouer notre dernier match. Je commence à fatiguer, mes plaies se réveillent.

On remet un disque sur les Tourne-discs et malheureusement c’est la même chanson, on reperd.

C’est la plus dure des défaites, elle se joue à pas grand-chose, 10 à 9. Dommage très dommage.

Mais il y a du positif, beaucoup.

Au niveau du jeu, la tactique se rode, elle est efficace , elle contrarie beaucoup. Elle nous donne une bonne base, nous permet de lancer le jeu dans de bonnes conditions et paye souvent.

Du positif également au niveau de l'équipe, bonne ambiance, du partage, mais pas que cela, une vraie envie de gagner, un réel esprit compétitif avec un respect du jeu de l’autre présent à chaque instant. On peut être fier de nous.

JOUER , dans le sens enfantin du mot, ET GAGNER . Pourrai être notre devise.

Le tournoi se termine, le week-end aussi. Les Ziggles 1 s'imposent dans un très beau match contre les Moustix 1 qui prendront la seconde place. Je termine quatrième derrière les Tourne-discs et devant les Moustix 2. Les Monkeys finiront sixième, les Pongo Trix septième et les Ziggles 2 feront les extrêmes dernier de la compétition, premier du fairplay quant à nous, nous seront troisième de cette même classification.

Let’s Go Disco première 2010 est terminé. Retour sur Nîmes. L’on se sépare.

Chacun d’entre nous y repensera le lendemain, et les jours d’après. Des tas de souvenirs, dans la tête, ou dans les jambes…c’est selon.

Discobols.

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